Prologue



Berlin, 18.04.08, 5 heures.

" Tom,

Comment vas-tu depuis ta dernière visite ? Je pense toujours autant à toi, tu me manque tu sait. Je suis heureux que tu ne m'en veuille pas pour ce que j'ai fais, je ne supporterais pas de te perdre. Comme tu m'as dit, j'ai essayer de parler un peu, de me confier, de me faire des amis. Je n'ai réussis à m'en faire qu'un. Oui, j'ai un amis, je suis sûr que ça ne t'étonnes pas plus que ça, ton frère, si beau et si gentil, ne peux avoir que des amis. Ceci est ironique. Comme tu peux le lire, il est cinq heures du matin. Je n'ai pas sommeil. Je préfère t'écrire, cela me permet d'oublier le temps qu'il me reste encore ici. 3 mois. Et oui, encore 3 mois. M'aimeras-tu toujours autant qu'avant ? Je l'espère. Et maman, elle va bien ? Elle ne viens pas souvent me rendre visite...mais je ne lui en veux pas le moins du monde, je suis mal placer pour en vouloir à qui que ce soit. Elle prend toujours ses médicaments j'espère, qu'elle ne soit pas plus mal qu'elle ne l'est déjà. Je voulais revenir à cet "ami", il est là depuis 7 ans. Oui, 7 ans, c'est tellement long ! Déjà que moi, 3 ans, je pète limite un plomb, alors 7... à ne rien faire, appart manger, boire, dormir, fumer (quand on peut =/) jouer aux cartes ou au basketball...enfin, tout ceci pour te dire que derrière une carrure impressionnante se trouve quelqu'un de très gentil. Voila je crois que j'ai finis ma lettre. Je te fais d'énorme bisous, en attendant avec impatience une réponse de ta part, ou alors, à mercredi.

Je t'aime


Bill."


# Posté le jeudi 03 avril 2008 12:08

Modifié le vendredi 18 avril 2008 13:33

I

Magdeburg, 19.04.08, 12 heures, Tom.


Je sens une main caresser doucement mes dreads. Main malade. Elle descend doucement sur mon visage. Douce caresse. Elle caresse mon cou. Amour interminable.
J'ouvre mes yeux et vois ce visage, fatigué mais qui se veut rassurant. Elle me sourit, et m'embrasse sur le front. Femme parfaite. Elle me tend une enveloppe. Amour lointain.
Je la prend doucement, l'ouvre et lit. Une larme innocente mais amoureuse caresse ma joue. Oui petit frère, je t'aimerais toujours autant, crois moi. Comment en vouloir à quelqu'un, lorsqu'on l'aime plus que sa propre vie ? Si on en veut à sa vie et qu'on la fuit, on ne peut que mourir. Tu m'as abandonner, tu es partit. Injuste justice.
Tu as commis ces actes, tu les assumes entièrement. Tu m'as expliquer et je t'ai cru, tu n'aurais jamais fait ça sans y être obliger. Je replis la lettre, la pose sur mon bureau et regarde cette femme. Traits fins et biens dessinés. Une larme lui échappe. Je la prend dans mes bras et lui caresse lentement le dos. Tout ira mieux dans 3 mois, tu verras, ne t'en fais pas, ton fils rentrera en bon état. Plus heureux que jamais de retrouver une liberté, qui nous est offert à tous, qui lui a été reprit à Lui. Ne t'inquiète pas maman, je suis là moi.



Je suis là
Si tu veux
Regarde autour de toi
Et tu me verras
Peu importe
Où tu es
Si tu tends la main
Je te soutiendrai

# Posté le vendredi 18 avril 2008 17:12

Modifié le dimanche 20 avril 2008 17:32

II

Berlin, 19.04.08, 14 heures 30, Bill.


Je suis assis sur mon lit, je regarde des photos. Souvenirs merveilleux. Il y a beaucoup de photos où nous sommes moi et mon frère. Tu me manques Tom, tu me manques tellement. Dans 3 mois, nous seront de nouveau ensemble. Je pourrais enfin te toucher, sentir ton odeur. Je mourrais pour toi. J'ai tout perdu, je ne suis qu'un con, et je l'assume entièrement. J'assume ce que j'ai fais, j'assume ces 3 années merdiques passées en taule pour avoir tuer des gens, pourquoi ? Pour l'argent. L'argent, même quand on en a, on en veut toujours plus et quand on à plus rien, on recommence. Cercle vicieux. Je donnerais ma vie pour Tom, beaucoup de gens ont donnés la leur à cause de moi. Je regrette certes, mais je ne peux pas retourner en arrière, malheureusement. Et maman, est-ce la vie qu'elle rêvais pour son fils ? Non, elle m'a bien élevée, toujours à mon petit soin, toujours là quand j'avais des problème. Elle me donnais tout l'amour qu'elle pouvait me donner, elle aurait donner sa vie pour ses enfant. Et moi, j'ai tout gâcher, j'ai tout perdu. C'est comme dans un casino, tant qu'on gagne on continu, mais quand on perd tout, on voudrait se taper la tête contre les murs. Je pleure, j'ai mal, tellement mal. J'ai peur qu'elle me rejette, que je lui fasse peur. J'ai tuer des gens de mes propres mains, voudras-t-elle encore me les caressées ?
<< Bill...il faut qu'on aille manger...
_Oui, je...je viens, dis-je en séchant mes larmes. >>
Lui, c'est Georg, mon amis d'ici. 7 ans, 7 longues années qu'il est là. Trafique de drogue, meurtres, enlèvements...la liste et longue. Lui aussi faisait ça pour l'argent. Il est tellement gentil, je n'aurais jamais imaginé qu'il aurait fait tout ça. Il me tend la main, je le regarde, lui sourit et la prend. Nous nous levons et attendons devant les barreaux. Après un long "Bip" rauque, ça s'ouvre. Nous sortons et nous dirigeons vers la "cantine". Je regarde tout le monde, tous ces uniformes verts foncé, tous les même, qu'on soit innocent, comme ce jeune homme assis tout seul. Inculpé de 9 meurtres, qu'il n'a pas commis, il étais juste là au mauvais moment, au dernier meurtre. Le même uniforme pour les coupables, comme moi, Georg et tant d'autres.
<< Bill, ça va ? Me dit-il en posant doucement sa main sur mon épaule,
_Oui ça va Georg, merci.
_Tu as l'air perdu depuis quelques temps.
_Ne t'inquiète pas, ça va aller, lui dis-je en affichant un sourire. >>
Nous prenons un plateau, nous nous faisons servir et allons nous installés seuls à notre table.
Je commence à manger quand une main tape fortement sur ma table, juste devant moi. Je sursaute un peu et lève mon regard.
<< Alors Bill, on c'est fait un copain ?
_Oui et alors, ça te dérange ?
_Non. Dit voir, il n'y a plus de table de libre, ça te dirais de dégager avec ton pote pour qu'on puisse manger ?
_Laisse moi réfléchir...non.
_Allez bouge >>
Il me pousse hors de ma chaise. Quel connard ce mec ! Je prend mon plateau et commence à partir quand quelqu'un me retient le bras.
<< Tu vas partir comme ça, sans rien dire ? Me demande Georg, calmement.
_Qu'est-ce que tu veux que je dise, il fait 5 fois mon poids.
_Mais pas le miens, répond-il avec un sourire, accompagné d'un clin d'½il.>>
Il retourne à la table, prend le gars par le col et lui dit d'une voix très calme.
<< Bon écoute, on est tous dans la même situation que toi, cette table, on était installer dessus, si il y a pas de places, c'est pas notre problème, tu te démerde, c'est clair ? Alors maintenant fous nous la paix et va chercher quelqu'un à emmerder ailleurs.>>
Il le lâche doucement. L'autre et ses "potes" prennent leurs plateaux sans broncher et partent. Georg me sourit, fière de lui.
<< Tu vois, ce n'est pas si compliquer ! >>

Mon frère avait raison, les amis, ils sont toujours là quand on en a le plus besoin.

# Posté le samedi 19 avril 2008 06:31

Modifié le dimanche 20 avril 2008 17:32

Petite pose sur quelque chose de très suspect =)

Interview



Alors, Bill et Tom, comment c'est passé votre 18 ème anniversaire ?

Tom : On a fait pleins de choses interdites

Bill : Oui, on a pris un bain ensemble [ O.O ... *ç* ] . Non je rigole (rires) [ Ouais ouais ! ] . On a fait une super fête avec nos amis les plus proches.


Hein hein *-*

# Posté le lundi 21 avril 2008 12:43